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TDAH chez les enfants et les adolescent(e)s : prise en charge

Publication par la HAS 18/06/2024
Synthèse par ebmfrance 19/08/2026
Thématiques

À retenir

  • Ce guide s’adresse prioritairement aux médecins spécialisés du TDAH, mais contient aussi des informations utiles à tout médecin (dont le généraliste) impliqué dans le suivi des enfants et adolescents ayant un TDAH. 
  • Le diagnostic et la prise en charge des enfants et adolescents atteints de TDAH relèvent des médecins spécialisés du TDAH
  • La prise en charge comporte systématiquement la mise en place de mesures non médicamenteuses : mesures sur le mode de vie, sur l’environnement familial et scolaire, psychoéducation, ETP… 
  • Le traitement médicamenteux par méthylphénidate est recommandé quand les mesures non médicamenteuses seules s’avèrent insuffisantes. 
  • A ce jour, la primo-prescription du méthylphénidate et son renouvellement annuel sont réservés aux spécialistes : psychiatre, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent, pédiatre, neuropédiatre ou neurologue. 
  • Le médecin généraliste :
    • peut effectuer les autres renouvellements mensuels et adapter les posologies 
    • participe à la surveillance et la gestion des effets indésirables, ainsi qu’à la coordination des soins 
  • Il est recommandé de traiter les comorbidités avérées, parallèlement au TDAH. 
  • Pour le repérage du TDAH par le médecin généraliste, voir le guide.

Filières de soins : niveaux d'intervention

  • La filière de soins pour les enfants atteints de TDAH est structurée en trois niveaux, adaptés selon la gravité du trouble : 
    • Niveau 1 : repérage : voir guide dédié
      • médecins généralistes, pédiatres, médecins scolaires
    • Niveau 2 : diagnostic, interventions et accompagnement
      • pédiatres, neuropédiatres, psychiatres, psychiatres de l’enfant et de l’adolescent, neurologues, médecins spécialisés du TDAH
      • structures de proximité : CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques), CMP (centres médico-psychologiques), CAMSP (centres d’action médico-sociale précoce)
    • Niveau 3 : expertise complémentaire, pour les cas les plus complexes
      • centres experts situés dans les CHU
  • Les Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO) complètent l’offre de soins : 
    • tout enfant de 0 à 12 ans chez qui on suspecte un trouble du neurodéveloppement peut y être orienté
    • elles ont pour mission de proposer un diagnostic, une coordination des bilans, des interventions et une orientation vers un professionnel spécialisé

Interventions non médicamenteuses : généralités

  • Il est recommandé de proposer systématiquement des interventions non médicamenteuses dans le TDAH C : voir paragraphes ci-après. 
  • Ces interventions sont à élaborer avec l’enfant et sa famille, en fonction des spécificités du trouble et des comorbidités associées.
  • Quelles que soient les modalités de prise en charge, celle-ci est d’autant plus efficace qu’elle est précoce.
  • En l’absence de traitement médicamenteux, la fréquence du suivi est à adapter en fonction de la sévérité des symptômes et des comorbidités associées, idéalement tous les 3 à 6 mois.
  • Les thérapies alternatives (médecines complémentaires et alternatives) n’ont pas démontré leur efficacité dans le traitement spécifique du TDAH, notamment la kinésiologie, l’ostéopathie et l’acupuncture.
    • Interroger systématiquement les familles sur les stratégies alternatives déjà mises en place ou envisagées, afin de les informer du risque possible : perte de temps, d’argent, voire de possibles effets négatifs sur la santé. 

Modifications du mode de vie

  • Interroger de façon systématique les familles sur le mode de vie de l’enfant : sommeil, alimentation, activité physique et exposition aux écrans.

Sommeil

  • Rechercher systématiquement des troubles du sommeil :
    • échelles de dépistage selon l’âge
    • difficultés d’endormissement et/ou une somnolence diurne excessive
    • préférence circadienne vespérale (sujet du soir / chronotype du soir)
    • syndrome de retard de phase
  • Éliminer un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), notamment chez un enfant présentant des ronflements : orienter vers un ORL en cas de suspicion. 
  • Éliminer un syndrome des jambes sans repos (SJSR) : rechercher et traiter une éventuelle carence martiale, et sinon orienter vers un spécialiste du sommeil. 
  • En cas de retard de phase, mettre en place des mesures chronobiologiques :
    • temps calme avant le coucher
    • horaires coucher/lever réguliers
    • exposition à la lumière en journée mais limitation le soir
    • incitation à l’activité physique en première partie de journée
  • L’administration de mélatonine à libération immédiate, permettant une avance de phase du sommeil, peut diminuer les difficultés d’endormissement et améliorer la symptomatologie du TDAH (hors AMM).
  • Proposer des stratégies comportementales pour la gestion du sommeil en fonction des besoins spécifiques de l‘enfant, voir :
  • Orienter vers une consultation spécialisée du sommeil si ces stratégies ne sont pas suffisantes.

Alimentation, activité physique, écrans

Tableau 1. Évaluation du mode de vie de l’enfant et prise en charge 

 ÉvaluationPrise en charge
Alimentation

Évaluer l’équilibre nutritionnel

Rechercher des troubles du comportement alimentaire, un surpoids ou une obésité

Suivre les repères du Programme National Nutrition Santé (PNNS)

Il n’est pas recommandé de proposer des évictions alimentaires, ni des régimes spécifiques (qui risquent par ailleurs d’entraîner des carences) ou des supplémentations.

Activité physique
Évaluer la pratique d’une activité physique

Conseiller la pratique d’une activité physique régulière

  • c’est-à-dire au moins 30 minutes d’activité physique soutenue, au moins trois fois par semaine
  • bénéfices : se dépenser et amélioration des capacités cognitives
Exposition aux écransÉvaluer l’usage des écransLimiter l’exposition aux écrans, en particulier le soir

 

Psychoéducation

  • La psychoéducation est destinée à l’enfant et à sa famille. 
  • Elle consiste à délivrer des informations sur le TDAH et les stratégies pour vivre avec le trouble :
    • expliquer le diagnostic
    • confronter les idées reçues aux données médicales : Répondre aux idées reçues
    • donner des perspectives d’évolution
    • détailler les interventions possibles
    • répondre aux questions
  • Il est recommandé que la psychoéducation soit proposée de façon systématique dès le diagnostic de TDAH B 
    • et qu’elle soit initiée dans le temps de consultation dédiée au diagnostic 
    • elle pourra être renouvelée ultérieurement par le médecin ou par un autre professionnel formé au TDAH et aux interventions thérapeutiques dans le TDAH
  • Des supports d’informations peuvent être proposés aux parents, tels que : 

Programmes d'entraînement aux habiletés parentales

  • Dès que le diagnostic de TDAH est posé, il est recommandé de proposer en première intention le suivi d’un programme d’entraînement aux habiletés parentales (PEHP) C 
  • Un PEHP est d’autant plus indiqué si l’enfant présente des troubles du comportement, en particulier un trouble oppositionnel avec provocation
  • Il est recommandé de privilégier le format en groupe (favorise le soutien social), mais un format individuel reste possible. 
  • Afin d’améliorer l’accès aux soins, il convient de proposer, si besoin, un PEPH à distance

ETP

  • L’éducation thérapeutique du patient (ETP) permet d’accompagner les patients et leurs familles afin d’améliorer leur qualité de vie. 
  • Dans le cas du TDAH, elle joue un rôle essentiel :
    • psychoéducation
    • identification et renforcement des compétences personnelles
    • acquisition de compétences, de stratégies d’adaptation pour mieux gérer les difficultés liées aux symptômes
      • organisation du quotidien (routines…)
      • gestion des troubles du comportements
      • gestion des colères…
    • gestion du traitement
    • communication intrafamiliale
    • autonomie du patient

MDPH, aménagements scolaires et pédagogiques

  • Le retentissement du TDAH dans le milieu scolaire doit être considéré dès le diagnostic, puis réévalué régulièrement
  • Il est recommandé d’être systématiquement vigilant vis-à-vis du harcèlement scolaire, car les enfants souffrant de TDAH y sont particulièrement vulnérables en tant que victimes et/ou acteurs. 
  • Plusieurs actions peuvent être mises en place : 
    • conseils et stratégies : destinés aux enseignants
    • différents types d’aménagements scolaires possibles selon la situation : Figure 1
    • aménagement des examens : procédure de demande (document issu de educsol.education.gouv.fr)  
  • Il est recommandé de saisir la MDPH lorsqu’un plan de compensation est nécessaire malgré la mise en place d’interventions thérapeutiques adaptées
    • La MDPH élabore un projet personnalisé de scolarisation (PPS) pouvant inclure, selon les besoins :
      • notification d’orientation, de matériel pédagogique, d’aménagements pédagogiques
      • attribution d’une allocation d’éducation enfant handicapé (AEEH)
      • attribution de temps d’aide par un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) 

Figure 1. Aménagements scolaires (site Eduscol)

Image
Livret de parcours inclusif (LPI). Infographie décrivant brièvement les programmes d'aménagement scolaire existants : PPRE, PPS, PAI et PAP

Interventions psychologiques

  • Une prise en charge psychologique peut être proposée à l’enfant :
    • en association avec d’autres interventions
    • indication à apprécier selon la clinique et le contexte
  • Les thérapies comportementales cognitives et émotionnelles, individuelles ou en groupe, sont recommandées en cas d’impact fonctionnel des symptômes anxieux, dépressifs, ou de difficultés dans la gestion des émotions C
  • En l’absence d’évaluation suffisante, les approches psychothérapeutiques ci-dessous ne sont pas recommandées dans le traitement spécifique du TDAH : 
    • neurofeedback
    • entraînement cognitif
    • programmes basés sur la pleine conscience (mindfulness)
    • thérapie psychanalytique
    • autres psychothérapies

Interventions médicamenteuses : généralités

  • La décision d’instaurer un traitement médicamenteux se base sur :
    • l’âge de l’enfant
    • l’intensité et le retentissement du trouble
  • Une prise en charge médicamenteuse doit être systématiquement associée à des mesures non médicamenteuses.
  • En France, le méthylphénidatepsychostimulant, est la seule molécule disposant d’une AMM pour le TDAH à partir de 6 ans.
  • En cas de mauvaise tolérance ou d’inefficacité, malgré différents essais de forme galénique ou d’adaptation posologique de méthylphénidate, et en cas de contre-indication aux psychostimulants, il est possible de proposer :
    • en deuxième ligne : atomoxétine (sous AACB 
    • en troisième ligne : clonidine (hors AMM)
  • Un livret d’information sur les traitements peut être remis aux parents.

Méthylphénidate

Indications

  • En France, le méthylphénidate est la seule molécule disposant d’une AMM pour le TDAH à partir de 6 ans.
  • Son introduction est recommandée lorsque les mesures non médicamenteuses seules s’avèrent insuffisantes.
  • Dans les cas de formes d’intensité sévère, il est possible de débuter un traitement par méthylphénidate rapidement après la mise en place de la psychoéducation.

Formes galéniques et spécialités

  • Le méthylphénidate existe sous plusieurs formes galéniques :
    • libération immédiate (effet de 2 à 4 h)
    • libération modifiée ou prolongée (effet de 8 à 12 h)
  • Il est recommandé de privilégier en première intention la prescription de méthylphénidate à libération prolongée (LP) A  
  • L’efficacité et la tolérance du méthylphénidate varient d’une personne à l’autre et, pour une même personne, d’une spécialité à l’autre.
    • en cas de mauvaise tolérance ou d’inefficacité : adapter le dosage ou proposer une autre spécialité galénique de méthylphénidate B
  • Afin de faciliter l’administration chez l’enfant, il est possible d’ouvrir certaines gélules à libération modifiée/prolongée pour en ingérer le contenu 
    • il ne faut pas croquer les comprimés, car il s’agit de formes à libération prolongée

Règles de prescription

  • La primo-prescription et le renouvellement annuel ne sont autorisés qu’aux psychiatres, psychiatres de l'enfant et de l'adolescent, pédiatres, neuropédiatres et neurologues (travaillant en ville ou à l’hôpital).
    • La recommandation HAS souhaite que, à l’avenir, la primo-prescription et son renouvellement annuel puissent être réalisés par tout médecin spécialisé du TDAH afin de faciliter l’accès à ces traitements.
    • La prescription du spécialiste a une validité d’un an.
  • Les autres renouvellements mensuels peuvent être faits par tout médecin, avec possibilité d’adapter les posologies.
  • Le méthylphénidate est inscrit sur la liste des stupéfiants et doit être prescrit :
    • sur une ordonnance sécurisée
    • en toutes lettres
    • avec mention du nom et de la localisation de la pharmacie qui le dispensera
    • pour une durée maximale de 28 jours
  • L’ordonnance doit être présentée au pharmacien dans les trois jours, au-delà elle n’est exécutée que pour la durée de traitement restant à courir.
  • Lors d’un renouvellement d’ordonnance, le traitement est délivré si la nouvelle ordonnance est accompagnée de l’ordonnance initiale datant de moins d’un an.
  • Un examen clinique pré-thérapeutique est recommandé avant l’instauration du traitement.

Posologies

  • Il est recommandé de débuter avec la dose la plus faible possible (autour de 0,3 mg/kg/j) et d’adapter progressivement la posologie en fonction de la tolérance et de l’efficacité, jusqu’à atteindre une posologie optimale.
  • La posologie quotidienne maximale recommandée de méthylphénidate est de 60 mg/j sans dépasser 1 mg/kg/j, conformément aux RCP.
    • des doses supérieures sont possibles dans des cas particuliers avec une surveillance renforcée
  • Éviter l’administration de méthylphénidate de forme LP en fin d’après-midi ou le soir en raison du risque d’insomnie.
  • La prise du traitement, en continu ou discontinu, est établie au cas par cas par le spécialiste.
    • Il n’y a pas de recommandation d’arrêt systématique du traitement durant le week-end ou les vacances scolaires.

Effet fin de dose 

  • La durée d’efficacité du méthylphénidate est limitée, de quelques heures pour les formes à libération immédiate à 8-12 h pour les formes à libération prolongée (LP).
  • Lorsque les symptômes de TDAH réapparaissent en fin de journée, envisager l’administration d’une faible dose de méthylphénidate à libération immédiate (5 ou 10mg selon le poids), en plus du traitement LP habituel.

Durée du traitement

  • Lors de l’initiation, il est difficile de prévoir la durée du traitement, qui devra parfois être poursuivi à l’âge adulte.

Arrêt du traitement

  • En cas de décision d’arrêter le traitement en lien avec une amélioration de l’état du patient ou par choix du patient et de ses parents, le méthylphénidate peut être arrêté :
    • rapidement, sans précaution particulière
    • ou de façon discontinue, pour s’assurer qu’il n’est plus cliniquement nécessaire : par exemple, pas d’administration les jours où la charge cognitive est moins importante

Surveillance et effets indésirables du méthylphénidate

  • La surveillance repose sur l’évaluation de l’efficacité et la détection d’éventuels effets indésirables du méthylphénidate, notamment ceux figurant dans le Tableau2.

  • Une fiche de suivi du traitement peut être remise au patient et à ses parents. 

Tableau 2. Surveillance des principaux effets indésirables du méthylphénidate 

Principaux effets indésirables à surveillerSurveillanceFréquencePrise en charge
  • perte d’appétit, perte de poids,
    ralentissement de la croissance staturopondérale
  • appétit
  • poids, taille, IMC
  • courbe de croissance staturopondérale
tous les 3 mois
ou plus souvent en cas d’anomalies
Lien
  • symptômes cardiovasculaires
  • fréquence cardiaque, pression artérielle (courbes pédiatriques)
avant et après chaque changement de dose,
puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite
Lien
  • tics
  • apparition de tics
Lien
  • symptômes psychiatriques
  • apparition ou aggravation de symptômes psychiatriques
Lien
  • troubles du sommeil, notamment difficultés d’endormissement
  • apparition ou aggravation de troubles du sommeil
Lien
  • Voir la liste plus complète des effets indésirables sur le Résumé des caractéristiques du produit du méthylphénidate : BDPM
  • Les données de la littérature n’ont pas mis en évidence de risque d’addiction à long terme au traitement par méthylphénidate chez les enfants avec TDAH.
  • Informer le médecin spécialiste de l’évolution du trouble, des événements intercurrents et des éventuels effets secondaires constatés. AE
    • La survenue de certains effets indésirables nécessite une prise en charge en collaboration avec le médecin spécialiste. AE
  • Dans le cadre du suivi, il est recommandé :
    • en cas d’effets indésirables graves
      • arrêter le traitement (pas de précaution particulière concernant l’arrêt du traitement médicamenteux qui peut être stoppé rapidement)
      • et réaliser un signalement à la pharmacovigilance 
    • en cas d’effets indésirables (irritabilité, labilité émotionnelle…) : réduire la posologie de méthylphénidate
    • en cas de perte d’efficacité à la posologie d’entretien, vérifier : 
      • les modalités d’administration
      • le poids 
      • et la présence d’évènements intercurrents (dépression, harcèlement, insomnie, prise de toxiques…)
  • Pour la prise en charge détaillée de certains effets indésirables, voir ci-dessous.

Perte de poids ou ralentissement de la courbe staturopondérale

  • En cas de perte de poids, différentes stratégies compensatoires sont possibles :
    • adapter les repas : prendre un petit déjeuner, augmenter l’apport énergétique des repas (en particulier du petit-déjeuner), programmer des collations en début et fin de journée (en dehors des effets médicamenteux)
    • adapter le traitement : fenêtre thérapeutique ou changement de spécialité galénique
  • En cas de ralentissement de la courbe de croissance :
    • envisager une interruption planifiée du traitement (par exemple en période de vacances scolaires)
    • ou demander un avis spécialisé

Symptômes cardiovasculaires

  • En cas d’apparition de symptômes cardiaques persistants ou répétés (sensations de palpitations), il est recommandé d’interrompre le traitement et de prendre l’avis d’un cardiologue.

Tics 

  • L’association entre méthylphénidate et tics reste controversée.
  • L’apparition de tics peut conduire à la révision ou à l’arrêt du traitement, en cas d’aggravation importante sous traitement ou en cas de caractère invalidant et demander un avis à un spécialiste de niveau 3 (voir  Filière de soins ).
  • Il est à noter que ces tics peuvent aussi être seulement temporaires.  

Symptômes psychiatriques

  • L’apparition ou l’aggravation de troubles psychiatriques sous traitement peut faire envisager l’arrêt du traitement, la diminution de dose ou un changement de traitement.

Troubles du sommeil

  • En cas d’efficacité insuffisance des stratégies comportementales (voir modifications du mode de vie), il est possible de :
    • réduire la posologie
    • avancer la prise du traitement le matin 
    • ou envisager de changer de forme galénique de méthylphénidate

Mésusage, abus et usage détourné du méthylphénidate

  • Il convient d’être vigilant, en particulier au moment de l’adolescence, quant au risque de mésusage, abus et usage détourné du traitement.
    • Rechercher à l’interrogatoire une conduite addictive, y compris sans substance.
      • le TDAH est statistiquement plus associé aux conduites addictives que dans la population générale
      • le traitement médicamenteux a tendance à diminuer ce risque même s’il ne l’annule pas

Spécificités de l'enfant < 6 ans

  • En cas de diagnostic de TDAH chez un enfant de moins de 6 ans après avis spécialisé, le traitement s’appuie sur des mesures non médicamenteuses telles que les Programmes d’Entraînement aux Habiletés Parentales (PEHP)
  • En France, chez les enfants de moins de 6 ans, le méthylphénidate n’a pas l’AMM pour le TDAH. 
    • la prescription hors AMM du méthylphénidate dans les cas les plus complexes et les plus sévères relève d’une équipe spécialisée du TDAH de niveau 2 (voir Filière de soins )
    • informer les parents que cette prescription ne pourra pas être remboursée compte tenu de son caractère hors AMM
    • il est possible de demander un remboursement à la Cnam à titre individuel

Comorbidités

  • Il est recommandé de traiter les comorbidités avérées, parallèlement au TDAH.
  • Procéder à une augmentation plus progressive des posologies en cas de comorbidité associée (troubles anxieux, tics, TSA), avec surveillance accrue des effets indésirables.
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